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Sécuriser l’automatisation robotisée des processus au sein des chaînes d’approvisionnement modernes.

Le déploiement de systèmes d’automatisation robotisée des processus (RPA – Robotic Process Automation) constitue un avantage majeur pour les acheteurs logistiques et les responsables de la gestion des stocks. L’automatisation de tâches à fort volume permet d’atteindre une efficacité maximale. Cette technologie peut notamment être utilisée pour le traitement des données, la gestion des commandes et les opérations d’intégration des systèmes.

Cependant, l’automatisation robotisée des processus introduit également des risques de sécurité complexes au sein de l’ensemble de l’infrastructure de la chaîne d’approvisionnement. Trois problématiques majeures se dégagent :

1 – Une surface d’attaque en expansion, offrant davantage d’opportunités aux cybercriminels
Les robots logiciels (bots) exécutent des tâches similaires à celles réalisées par des humains. Pour ce faire, ils nécessitent des droits d’accès spécifiques à de nombreux environnements IT, tels que les systèmes de planification des ressources de l’entreprise (ERP), les portails web de fournisseurs, les systèmes de gestion d’entrepôt ou encore les plateformes financières. Ces interconnexions entre systèmes constituent un risque pour la sécurité. Si un attaquant parvient à prendre le contrôle d’un système de bots, il peut accéder à l’ensemble des processus de l’entreprise. Utilisant des connexions légitimes, ces attaques peuvent contourner aisément les mécanismes de sécurité traditionnels.

2 – Les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement provoquent un effet domino
Les systèmes d’automatisation robotisée des processus traitent automatiquement de grandes quantités d’informations sensibles : contrats fournisseurs, données de tarification internes, niveaux de stocks ou encore informations confidentielles relatives aux livraisons clients. Les cybercriminels peuvent détourner ce système via un bot compromis afin d’exfiltrer rapidement des données et d’exécuter des transactions frauduleuses. Cela complique considérablement la détection et la réponse aux incidents.

3 – L’exploitation des relations de confiance entre organisations
Les attaques visant la chaîne d’approvisionnement commencent souvent lorsque des personnes non autorisées parviennent à accéder aux environnements RPA moins sécurisés de certains fournisseurs. Les acteurs malveillants exploitent alors les échanges automatisés de données pour propager des malwares ou corrompre des fichiers. Les systèmes ciblés reçoivent ainsi des codes malveillants et des informations falsifiées via des transactions automatisées qui imitent des communications légitimes entre partenaires.

Une sécurité multicouche : un cadre technique pour la gestion des risques 

Une stratégie technologique globale visant à réduire les risques de sécurité doit prendre en compte l’ensemble de ces facteurs complexes.

Appliquer le principe du moindre privilège (PoLP) : Afin de sécuriser les environnements RPA, chaque bot dispose uniquement de droits d’accès strictement limités aux systèmes, aux données et aux fonctionnalités nécessaires à ses tâches. Les organisations peuvent prévenir les escalades causées par des bots compromis ou infectés par des malwares en ayant recours à des contrôles d’accès basés sur les rôles (RBAC), qui bloquent l’accès réseau du bot vers d’autres systèmes.

Assurer une gestion rigoureuse des identifiants : les identifiants des bots doivent être considérés comme des accès privilégiés. Le déploiement d’une solution de privileged access management (PAM) permet une gestion centralisée et automatisée des identifiants, empêche le stockage direct de mots de passe ou de clés API et impose l’authentification multifactorielle pour les comptes bots accédant aux systèmes critiques.

Mettre en place une surveillance continue et une détection des anomalies : il est essentiel de définir des référentiels opérationnels pour chaque bot, incluant les schémas d’accès aux systèmes, les plages horaires d’activité et les volumes de données traitées. Toute anomalie liée aux accès aux données, aux communications externes ou aux activités en dehors des horaires habituels doit faire l’objet d’une analyse approfondie.

Intégrer la segmentation réseau dans l’architecture de sécurité : l’infrastructure de RPA ne doit pas être intégrée au réseau d’entreprise général. Elle doit reposer sur un environnement réseau distinct, structuré en zones de sécurité dédiées, où l’ensemble des communications est surveillé à l’aide de règles strictes via des pare-feux applicatifs et des passerelles API.

Imposer des exigences de sécurité équivalentes aux partenaires : les organisations doivent inclure des exigences de sécurité claires dans leurs accords de partenariat. Cela peut notamment impliquer la réalisation d’analyses de sécurité approfondies avant la mise en place de toute automatisation ou de tout échange de données.

Conclusion

L’automatisation robotisée des processus offre des avantages significatifs, mais elle expose également les chaînes d’approvisionnement à des risques de sécurité sérieux. Ces risques restent néanmoins maîtrisables grâce à une stratégie de sécurité proactive et multicouche, capable de traiter efficacement les vulnérabilités, de préserver la stabilité opérationnelle et de gérer les dépendances au sein de l’écosystème de la chaîne d’approvisionnement. 

Auteur : Daniele Mancini, Field CISO EMEA chez Fortinet

 

 

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